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Août 2016
Une grossesse épanouie limite le risque de dépression post-partum

Selon une récente étude, les dépressions pendant la grossesse et les accouchements difficiles comptent parmi les principaux facteurs déclencheurs d'une dépression post-partum.

La dépression post-partum touche entre 15 et 20 % des femmes ainsi qu'un certain nombre d'hommes, quels que soient leur niveau social ou leurs antécédents psychiques, contrairement au « baby blues », qui est un état d'hypersensibilité ponctué de sautes d'humeur. Observé juste après l’accouchement, il ne dure généralement pas plus d'une quinzaine de jours alors que la dépression post-partum peut se manifester à tout moment pendant l’année suivant la naissance. Elle peut également durer plusieurs mois si elle n'est pas reconnue et traitée de manière adaptée.

Les facteurs de stress post-traumatique

Des chercheurs de l’Université de Sussex (Royaume-Uni) et de l’Université de Linköping (Suède) ont tenté d'identifier les principaux facteurs de risque de la dépression post-partum en s’appuyant sur 50 études regroupant plus de 21 000 participantes, originaires de 15 pays. Ils ont ainsi pu distinguer les facteurs anténataux, les facteurs liés à l'accouchement et les facteurs postnataux qui participent à la dépression post-partum.

Les facteurs anténataux :

 La dépression pendant la grossesse
 La peur de l’accouchement
 Un mauvais état de santé ou des complications survenues lors de la grossesse
 Des antécédents de consultations psychologiques ayant pour sujet l’accouchement
 Des antécédents de stress post-traumatique

Les facteurs liés à l'accouchement :

 Une mauvaise expérience de l’accouchement
 Un accouchement assisté par forceps, ventouse ou césarienne
 Le manque de soutien du père ou des proches

Les facteurs postnataux :

 L’anxiété
 Des difficultés à faire face à la situation de maternité

Comprendre l’apparition de la dépression post-partum

L'objectif de cette recherche est clair : faire progresser les méthodes de prise en charge des jeunes mères. « Il s’agit de modifier les soins post-partum et de maternité afin d’améliorer l’expérience de la grossesse et de l’accouchement », explique le docteur Susan Ayers, l’une des responsables de l'étude.