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13 mar 2012

Un IRM pour prédire les risques suicidaires ?

Une équipe de recherche en neuropsychiatrie de Montpellier vient de démontrer, grâce à l'imagerie par résonance magnétique (IRM), que l’atrophie d’une zone du cerveau pourrait être à l'origine de comportements suicidaires. Cette zone, constituée de nombreuses fibres nerveuses, est appelée le corps calleux. Elle relie les deux hémisphères du cerveau et a un rôle pivot dans l'intégration des informations et dans leur traitement.

Des anomalies anatomiques du corps calleux avaient déjà été identifiées dans des pathologies neuropsychiatriques (maladies neurodégénératives, autisme, schizophrénie, troubles bipolaires...) sans que le lien de cause à effet soit démontré.

Des IRM réalisés chez 435 personnes âgées de 65 ans et plus ont permis de constater que la partie postérieure du corps calleux était plus petite chez les personnes ayant fait des tentatives de suicide et aussi chez les personnes souffrant de dépression. Il semblerait que l'atrophie du corps calleux soit la cause et non la conséquence d'un comportement suicidaire.

Ces travaux de recherche fondamentale doivent maintenant être confirmés et approfondis avant de pouvoir espérer utiliser, un jour, l'IRM pour identifier, parmi les malades souffrant de dépression, de schizophrénie ou de troubles de la personnalité, ceux qui risquent de faire une tentative de suicide.

 

Source : F. Cyprien et all., Biological Psychiatry (April 2011), doi:10.1016/j.biopsych.2011.02.035 Key: citeulike:9255479