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06 oct 2014

La dépression saisonnière

Les troubles psychologiques connaîtraient-ils des saisons ? C’est ce que suggère une étude menée par des chercheurs de l’université de Californie du Sud. De 2006 à 2010, été comme hiver, ils ont analysé les recherches Google d’internautes américains et australiens. Le point sur leurs conclusions.

L’hiver, propice aux symptômes dépressifs

L’étude dirigée par John Ayers montre qu’en hiver, les recherches d’internautes contenant les termes « schizophrénie », « boulimie », ou encore « bipolaire » connaissent un pic, augmentant de 14 % durant les mois d’hiver aux États-Unis, et de 11 % en Australie. Les troubles les plus mentionnés dans les recherches ? La schizophrénie et les troubles du comportement alimentaire (boulimie et anorexie). En hiver, ces requêtes spécifiques augmentent en moyenne de 40 % dans les 2 pays. D’autres requêtes concernent également le « déficit d’attention avec hyperactivité ».

Dépression saisonnière et « vraie » dépression

La dépression est une maladie complexe dont l’apparition chez une personne résulte de la combinaison de plusieurs facteurs : génétiques, psychologiques, comportementaux et biochimiques. Dans ce cas, peut-elle véritablement être saisonnière ?
La dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier, est une forme de déprime liée à un manque de lumière naturelle. Elle apparaît généralement en automne et en hiver, lorsque les journées raccourcissent et que la luminosité est moins intense, pour disparaître au printemps. L’intensité de cet épisode varie en fonction des personnes : il peut prendre la forme d’une déprime passagère, caractérisée par un trouble de l’humeur, ou plus rarement d’une véritable dépression, beaucoup plus paralysante au quotidien.

De l’importance de la lumière au quotidien

La lumière joue un rôle-clé dans la régulation de l’horloge biologique interne. Elle contrôle la sécrétion d’hormones comme la sérotonine, dont le rôle est d’équilibrer l’humeur, ou encore la mélatonine, responsable des cycles éveil-sommeil. On comprend donc pourquoi des dérèglements hormonaux causés par un manque de lumière peuvent être suffisamment importants pour occasionner des symptômes dépressifs.

Comment reconnaître une dépression ?

Deux critères indissociables sont à prendre en compte :

  • la durée de la tristesse : on parle de dépression lorsque la tristesse se prolonge plus de 2 semaines,
  • son intensité et son retentissement sur le quotidien : cette tristesse est si forte qu’elle annihile toute volonté et envie de faire quoi que ce soit.

 

 

 



Science World Report :
http://www.scienceworldreport.com/articles/6184/20130411/google-searches-help-provide-insight-seasonal-trends-mental-illness.htm

Depression-infos :
http://www.depression-infos.fr/comprendre/dou-vient-la-depression
http://www.depression-infos.fr/comprendre/quelle-est-la-difference-entre-un-coup-de-blues-et-une-depression

Passeport Santé :
http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=depression_saisonniere_pm