Quelle aide puis-je apporter à un proche atteint de dépression ?

Il n’est pas toujours facile d’aider efficacement un proche victime de dépression car on se trouve désarmé devant tant d’absence de réaction ou une détresse aussi profonde. Le principal écueil à éviter est d’avoir une attitude culpabilisante envers celui ou celle qui est, avant tout, malade.

Quelle aide puis-je apporter à un proche atteint de dépression ?

Parlez simplement et clairement de la maladie, sans « non-dit », sans la nier. Par exemple ? N’hésitez pas à dire simplement à un proche qu’il a changé sur telle ou telle chose, sans juger et sans dramatiser. Vous devez simplement montrer que vous êtes attentif, que vous avez remarqué des symptômes qui pourraient confirmer la présence d’une maladie. Encouragez systématiquement les efforts qu’il fait, qui peuvent vous sembler anodins, par un remerciement ou un simple sourire.

Même s’il ne le montre pas, le dépressif est sensible aux marques d’attention. Mais, surtout, ne soyez ni culpabilisant ni moralisateur lorsque vous lui proposez votre aide. Par exemple, dites : « Je suis disponible tout à l’heure, je peux t’emmener chez ton psychologue si tu en as besoin », plutôt que : « Je vais t’emmener, tu n’es pas en état de conduire… ».

Sachez l’écouter avec patience, même s’il ressasse encore et encore les mêmes angoisses, les mêmes colères. Si vous décelez chez votre proche des pensées suicidaires, incitez-le à aller voir son médecin traitant ou son psychiatre.

Pensez à vous, apprenez à vous protéger, pour rester efficace et ne pas faire de déprime à votre tour : la dépression est longue à soigner et il va vous falloir tenir sur la durée ! Ne changez pas vos habitudes, pour les loisirs par exemple, prenez soin de vous. Si vous vous sentez découragé et impuissant face à la maladie, faites appel à un médecin.

Ne culpabilisez pas : vous n’êtes pas LA cause de la dépression de votre proche. La dépression résulte d’une combinaison de nombreux facteurs, biologiques, psychologiques, environnementaux…